Recruté pour gérer l'intégralité de l'emailing, mon rôle s'est élargi à l'ensemble du tunnel de conversion.
On m’a recruté chez Papa In Shape pour écrire des emails.
Dix-huit mois plus tard, j’écrivais les scripts YouTube, les pages de vente, la VSL, les pubs, et je pilotais le webinaire de la marque. Ce n’est pas un plan de carrière : c’est ce qui arrive quand tu commences par regarder le tunnel avant de regarder ta ligne de texte.
Parce qu’un email, aussi bien écrit soit-il, ne vend rien tout seul. Il arrive après une pub, après une vidéo, après une inscription. Et il envoie vers une page. Si tu ne t’occupes que du milieu, tu optimises une pièce d’un système que personne ne regarde en entier.
Avant d’écrire un seul email, j’ai regardé la liste
Le premier réflexe quand on te confie l’email d’une marque, c’est de vouloir produire. Écrire, envoyer, montrer que tu bosses.
Mauvaise idée. Envoyer plus d’emails à une liste malade, c’est arroser une plante morte.
J’ai donc commencé par la santé de la base : délivrabilité, taux d’ouverture réels, engagement, rythme d’envoi, cohérence des messages dans le temps. C’est cette partie-là, invisible et jamais glamour, qui décide si tes emails atterrissent en boîte de réception ou dans l’onglet Promotions où personne ne va jamais. Tu peux écrire le meilleur email de ta vie : s’il n’est pas délivré, il n’existe pas.
Ce suivi, je l’ai tenu pendant les 18 mois. Pas une fois au démarrage : en continu.
Le système, pas les envois
Ensuite, j’ai mis en place et optimisé les séquences automatiques et les campagnes ponctuelles.
L’objectif n’a jamais été « d’écrire des emails ». Il était de construire une machine qui tourne sans moi : quelqu’un s’inscrit, il reçoit la bonne séquence, au bon rythme, avec la bonne promesse, et il arrive préparé au moment de la vente. Un système durable, performant, et respectueux de l’audience (les trois vont ensemble, contrairement à ce qu’on croit).
C’est la différence entre un copywriter qu’on rappelle chaque semaine pour produire du texte, et un système qui continue de convertir pendant que tu dors.
3 newsletters par semaine, pendant 18 mois
En parallèle des automatisations, j’envoyais en moyenne trois newsletters par semaine. Sur la durée, ça représente plusieurs centaines d’emails.
Tenir ce rythme sans épuiser l’audience demande une règle. La mienne : un email, une idée, une action. La Rule of One, appliquée systématiquement. Chaque envoi avait un seul objectif, et tout dans l’email servait cet objectif.
Le piège de la newsletter fréquente, c’est de vouloir « rentabiliser » chaque envoi en y mettant la promo, l’article, la vidéo et le rappel du webinaire. Le lecteur reçoit quatre demandes, il n’en fait aucune, et il se désabonne au troisième email. Une idée par envoi, c’est ce qui te permet d’écrire souvent sans jamais brûler ta liste.
Puis le tunnel s’est ouvert, morceau par morceau
Une fois l’email sous contrôle, la question suivante arrive naturellement : d’où viennent les inscrits, et où vont-ils après ?
YouTube. J’ai pris une part importante sur la chaîne : écriture des scripts, structure, accroches, storytelling, rétention. Une vidéo YouTube n’est pas du contenu pour faire joli, c’est le haut du tunnel. Elle amène du trafic qualifié, et une partie de ce trafic devient une adresse email. Écrire les scripts après avoir écrit les emails, c’est un avantage énorme : tu sais exactement à qui tu parles ensuite.
Pages de vente et VSL. Le bout de la chaîne. Là où toute la préparation faite en amont se transforme (ou pas) en chiffre d’affaires.
Publicités et contenu organique. Les hooks, les angles, les scripts.
À chaque fois, la même exigence : que le message tienne d’un bout à l’autre. La promesse de la pub doit se retrouver dans la vidéo, dans l’email, puis sur la page de vente. Un prospect qui sent une rupture entre deux étapes décroche, et il ne te dira jamais pourquoi.
Le webinaire et le 5 Days Challenge (ROAS de 6,8)
Le point d’orgue de la collaboration : la création et le déploiement d’un webinaire et d’un 5 Days Challenge, construits avec l’équipe.
Un challenge de 5 jours, ce n’est pas une opération de contenu. C’est un mécanisme de vente. Pendant cinq jours, le prospect fait des choses, obtient des petits résultats, et se prouve à lui-même que la méthode fonctionne. Le jour de la vente, tu ne lui demandes plus de te croire : il a déjà la preuve entre les mains.
Concrètement, j’ai travaillé sur toute la mécanique : les messages, les séquences email (inscription, rappels, présence, replay, relances), les pages, le rythme et la montée en désir jusqu’à l’offre. Le stratégique et l’opérationnel, du premier email d’invitation au dernier email de clôture.
Le webinaire a sorti un ROAS de 6,8. Pour chaque euro investi en publicité, 6,80 € de chiffre d’affaires.
Ce que j’en retire
Ce sont 18 mois de collaboration continue avec une marque à 7 chiffres, et la mission n’a pas grandi parce que j’ai demandé plus de travail. Elle a grandi parce qu’à chaque étape, la question suivante devenait évidente : cet email marche, mais qu’est-ce qui l’alimente ? Cette page convertit, mais qui arrive dessus ?
Un tunnel, ça ne s’optimise pas par morceaux. Le maillon faible ne se signale jamais : il se contente de faire baisser tout le reste.
Si tu veux voir la même logique appliquée à une marque où j’étais seul sur tout l’email, c’est chez Maman In Shape.
18 mois de collaboration continue et un ROAS de 6,8 sur le webinaire piloté de A à Z.