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Ads· 8 min de lecture

Comment écrire une pub qui donne envie de cliquer (et pas une pub qui pue la pub)

Smartphone en verre dépoli dont l'écran irradie une lueur orange, posé sur un socle de verre

Tu scrolles ton téléphone. En 3 secondes, tu passes devant 15 pubs sans même t’en rendre compte. Ton pouce les efface avant que ton cerveau ne les enregistre.

Et puis, de temps en temps, il y en a une qui t’arrête. Tu la regardes jusqu’au bout. Tu cliques. Parfois même, tu achètes.

La différence entre les 15 que tu as zappées et celle qui t’a stoppé, ce n’est presque jamais le budget, ni le produit, ni le montage. C’est la façon dont elle a été pensée.

Voici donc l’article le plus complet possible pour écrire une pub qu’on regarde, au lieu d’une pub qu’on scrolle.

1. La règle n°1 : une bonne pub ne ressemble pas à une pub

On a tous développé un réflexe : dès qu’un truc ressemble à une pub, on l’ignore. C’est automatique, presque inconscient. Musique trop léchée, sourire trop parfait, « et si je te disais que… » : le cerveau met le drapeau rouge et scrolle.

Les meilleures publicités contournent ce réflexe. Elles ne crient pas « JE SUIS UNE PUB ». Elles ressemblent à un pote qui te raconte un truc, à un avis qu’on lit par-dessus l’épaule de quelqu’un, à une vidéo qu’on aurait filmée dans sa cuisine.

Le jour où ta pub arrête de ressembler à une pub, elle arrête aussi de déclencher le réflexe qui la fait zapper. C’est la base de tout le reste.

2. Cibler la bonne personne, pas le maximum de personnes

C’est l’erreur que je vois le plus souvent : vouloir plaire à tout le monde.

Une pub trop large, « grand public », ça attire du volume. Beaucoup de vues, beaucoup de monde. Mais du monde qui n’achètera jamais. Des touristes qui regardent, sourient, et passent à autre chose.

Une bonne pub fait l’inverse : elle attire les BONNES personnes, quitte à en faire fuir plein d’autres. Plus tu parles précisément à quelqu’un, plus ce quelqu’un a l’impression que tu t’adresses à lui, personnellement. Et c’est lui qui clique, qui s’inscrit, qui achète.

En clair : ton objectif, ce n’est pas le maximum de vues. C’est le maximum de bonnes vues.

3. Le hook : les 3 premières secondes décident de tout

Si tu ne devais retenir qu’une seule chose de cet article, ce serait celle-là.

Sur Instagram ou TikTok, tu as une à deux secondes pour capter l’attention. Une. À deux. Passé ce délai, si tu n’as pas accroché, c’est terminé, la personne est déjà sur la vidéo suivante.

Ce sont les cinq premiers mots de ton hook qui font tout le travail. Pas ton offre, pas ta preuve, pas ton CTA : tout ça arrive plus tard, et personne ne les verra jamais si le hook n’a pas rempli sa mission.

Une bonne façon de voir les choses : ta pub est une équation, et le hook en est l’exposant. Un bon hook multiplie la puissance de tout le reste. Un mauvais hook l’annule complètement, même si ton script derrière est génial.

4. Les 6 ressorts d’un hook qui stoppe le scroll

Un hook ne se trouve pas au hasard. Il y a des leviers qui fonctionnent, encore et encore. En voici six, à combiner :

Un exemple de bon hook : « Courir sur le tapis pour perdre du poids, ça ne sert à rien. » Contre-intuitif, spécifique, ça interpelle. À l’opposé, « Et si je te disais que tu pourrais gagner 5 000 € par mois grâce à ce nouveau métier ? » déclenche le réflexe anti-pub en une demi-seconde. Cliché, vu et revu, zappé.

5. Écris-en 15, garde le meilleur

Voici ce qui sépare les amateurs des pros : le volume de hooks.

L’amateur écrit un hook, l’aime bien, et lance sa pub. Le pro écrit quinze hooks pour une même pub. Pas cinq. Quinze. Puis il garde les meilleurs et les teste.

Pourquoi quinze ? Parce que tes trois premiers hooks sont presque toujours les plus évidents, donc les plus plats. C’est à partir du dixième que les vraies pépites sortent, celles auxquelles personne d’autre n’aurait pensé.

Et un détail crucial : un hook, ce n’est pas que le texte. C’est aussi le visuel, le son, l’intonation. Un même mot dit sur un ton intrigant ou sur un ton plat, ce n’est pas la même pub. Pense les trois ensemble.

6. La transition : les 3 phrases qui retiennent (ou qui font fuir)

Ton hook a fait son travail : la personne a arrêté de scroller. Bravo. Sauf que le combat n’est pas gagné.

Les trois phrases juste après le hook décident si elle reste ou si elle repart. Et l’erreur classique, c’est la rupture : un hook qui promet une chose, et un développement qui part complètement ailleurs.

La transition doit être fluide, logique, et tenir la promesse implicite du hook. Si ton accroche a créé une attente, les phrases suivantes doivent commencer à y répondre. Sinon, la personne se sent flouée et repart.

Petit réflexe si tu testes plusieurs hooks sur un même script : vérifie que le corps colle bien à chacun d’eux. Si un hook n’enchaîne pas naturellement sur la suite, adapte-le.

7. Le CTA : quand et comment demander l’action

Une pub sans appel à l’action clair, c’est une belle histoire qui ne mène nulle part.

Sur le placement : ni trop tôt, ni trop tard. Balancer ton CTA dès la dixième seconde, c’est brutal, la personne n’est pas encore convaincue. L’oublier jusqu’à la toute fin, c’est risquer qu’elle parte avant. Le bon moment tourne autour d’une minute, ou juste avant la fin.

Sur la forme : prévois-en au moins deux, et mets de l’urgence dans le second. Mais une urgence justifiée, jamais gratuite (le faux compte à rebours, tout le monde le sent). Une vraie urgence peut venir d’un prix qui va monter, d’une saison (le summer body en juin), d’un moment de vie, ou d’une actualité.

8. Le secret des pros : dire la même chose avec moins de mots

Une fois ton script écrit, le travail n’est pas fini. Il commence.

Relis ta pub à voix haute, et pose-toi une seule question à chaque phrase : « comment je transmets exactement le même message avec le moins de mots possible ? »

Tu vas être surpris. La plupart des phrases peuvent perdre la moitié de leur poids sans rien perdre de leur sens. Et sur une pub, chaque mot en trop est une occasion de plus de scroller. La clarté et la vitesse gagnent presque toujours.

Fais-en une version 2, systématiquement plus courte que la première. C’est souvent celle-là qu’on tourne.

9. Le framework à appliquer sur ta prochaine créa

La méthode complète, prête à l’emploi :

  1. Pars de l’avatar : à qui tu parles, précisément, avant même de penser au concept.
  2. Trouve ton concept (via ta veille : ce qui tourne déjà, tes swipes, un peu de scroll).
  3. Écris 15 hooks, en piochant dans les 6 ressorts (nouveauté, curiosité, émotion négative, spécificité, contre-intuitif, call-out).
  4. Soigne les 3 phrases qui suivent chaque hook (cohérence hook / corps).
  5. Place ton CTA vers la fin, avec une urgence justifiée.
  6. Relis à l’oral et coupe : version 2 plus courte.
  7. Juge tout à une question : « est-ce que, moi, je m’arrêterais sur cette pub ? »

C’est exactement la logique que j’applique sur les tunnels que je gère, des scripts de pub jusqu’aux VSL et aux pages de vente : la créa n’est jamais un exercice isolé, elle doit tenir avec tout ce qu’il y a derrière.

10. La vraie leçon

On croit qu’une bonne pub, c’est une question de budget, de matériel, ou de chance. C’est faux. C’est une question d’attention.

Attirer la bonne personne, l’arrêter en trois secondes, tenir sa promesse, et l’amener à agir. Le reste n’est que de l’exécution.

Alors la prochaine fois que tu prépares une créa, oublie une seconde le montage et les effets. Demande-toi juste : est-ce que ça parle à la bonne personne, et est-ce que ça donne envie de voir la suite ? Si la réponse est oui aux deux, tu as déjà fait 90 % du chemin.

Et si, après avoir lu tout ça, t’as surtout envie que quelqu’un s’en occupe à ta place ?

C’est une partie de mon métier. J’accompagne les marques sur toute leur stratégie marketing, des ads à l’email marketing, de l’angle jusqu’à l’exécution.

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