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Copywriting· 5 min de lecture

Si tes emails ne vendent pas, ce n'est probablement pas un problème d'emails

Loupe en verre dépoli translucide dont la lentille irradie une lueur orange

Si on bosse ensemble, je n’écris pas une ligne le premier jour.

Ni le deuxième. (Et parfois pas la première semaine.)

Ça surprend, en général. On me recrute pour écrire, et je passe mes premiers jours à lire des avis clients, à poser des questions et à éplucher des pages de vente. Mais c’est exactement pour ça que la suite va vite.

Parce que neuf fois sur dix, quand les emails ne vendent pas, ce n’est même pas un problème d’emails.

Le problème est presque toujours en amont

Quand une marque me dit « nos emails ne convertissent plus », mon premier réflexe n’est pas d’aller lire les emails. C’est d’aller voir ce qu’il y a autour.

Et le diagnostic tombe presque toujours au même endroit : on ne sait pas assez précisément à qui on parle, ni pourquoi l’offre est différente de celle d’à côté.

Ce sont deux questions qui paraissent basiques. Elles sont pourtant les deux plus grosses fuites de revenus que je vois passer. Tant qu’elles ne sont pas réglées, tu peux réécrire tes objets d’email cinquante fois, tester douze accroches et changer la couleur de tes boutons : tu optimises un message qui vise à côté de la cible.

C’est frustrant, parce que c’est invisible. Un email raté à cause d’un flou de positionnement ressemble exactement à un email raté à cause d’une mauvaise rédaction. Même page blanche, même taux de clic décevant. Sauf que dans un cas tu répares la façade, et dans l’autre les fondations.

Les quatre choses que je regarde avant d’écrire

1. À qui on parle vraiment. Pas « les femmes de 25 à 45 ans ». Ça, ce n’est pas un persona, c’est une case de ciblage publicitaire. Ce que je cherche, c’est le problème précis qui les empêche de dormir. Celui qu’elles se formulent dans leur tête, avec leurs mots, à 23 h, quand personne ne les écoute.

La différence est énorme à l’écriture. « Retrouver la forme » ne déclenche rien chez personne. « Ne plus être essoufflée en montant chercher les enfants à l’étage », si. Le premier est une catégorie, le second est un mardi soir.

2. Pourquoi ton offre est différente. Si tu ne peux pas le dire en une phrase, ton prospect ne le devinera pas tout seul. Il ne va pas comparer ligne à ligne ton offre et celle du concurrent, il a autre chose à faire de sa journée. Il va prendre la première qui lui semble évidente.

Et attention au piège : « on est plus sérieux », « on a une vraie approche humaine », « on est plus accompagnants ». Tes trois concurrents disent exactement la même chose sur leur page d’accueil. Une vraie différence, c’est quelque chose que les autres ne peuvent pas dire sans mentir.

3. Ce que tes clients ont vraiment acheté. Leurs mots à eux, pas ceux de ta page de vente. Il y a un écart quasi systématique entre ce qu’une marque pense vendre et ce que ses clients pensent avoir acheté. Tu crois vendre un programme de sport, ils ont acheté le droit de remettre un jean qu’ils avaient rangé.

C’est fou le nombre de bonnes accroches qui dorment dans les avis clients. Les commentaires, les réponses aux emails, les messages en DM, les mails au service client : c’est de la matière première gratuite, écrite par les gens que tu veux convaincre, dans la langue qu’ils utilisent. Je passe systématiquement plusieurs heures là-dedans avant d’écrire quoi que ce soit, et je n’ai jamais trouvé de meilleure source d’accroches.

4. Si la promesse tient du début à la fin. Celle de ton ads, celle de ta page, celle de tes emails. Si elle change en chemin, tu perds les gens avant la fin.

C’est un classique. La publicité promet une méthode en 15 minutes par jour, la page de vente parle de transformation globale, et la séquence email vend une communauté. Chaque morceau est bien écrit, pris isolément. Mis bout à bout, ça donne un parcours où le prospect ne comprend plus ce qu’il est venu chercher. Et un prospect qui doute ne clique pas, il reporte. C’est-à-dire jamais.

Et seulement après, j’écris

Une fois ces quatre points au clair, l’écriture devient presque mécanique. Je sais à qui je parle, je sais ce que je dois prouver, j’ai leurs mots sous les yeux et je connais la promesse à tenir. Il ne reste plus qu’à faire le travail.

C’est le moment où la vitesse arrive. Pas avant. Les gens qui écrivent lentement, en général, ne sont pas lents à écrire : ils sont en train de faire la recherche et la rédaction en même temps, ce qui est la façon la plus douloureuse de s’y prendre.

Chez une marque premium que j’ai lancée de zéro, sur un marché réglementé où presque tout était interdit à dire, cette phase-là a pris des jours. Une fois le positionnement posé, la production éditoriale a suivi sans à-coups. Et sur l’audit de 40 minutes qui a précédé un record de ventes, rien n’a été réécrit avant d’avoir compris ce qui bloquait vraiment.

Un bon copy ne sauvera jamais une mauvaise offre

Tu peux écrire les plus beaux emails du monde. Si la base est floue, ça ne vendra pas.

C’est même pire que ça : un bon copy sur une offre bancale la fera juste refuser plus vite. Tu vas amener plus de monde devant la porte, plus vite, pour découvrir plus tôt que ce n’est pas ce qu’ils cherchaient.

Alors avant de retoucher tes emails, pose-toi les quatre questions. Si tu bloques sur une seule, tu viens probablement de trouver la vraie raison pour laquelle ta liste ne rapporte pas ce qu’elle devrait. Et c’est une bonne nouvelle, parce que c’est réparable.

C’est ce travail-là que je fais en premier quand on bosse ensemble, avant les séquences et les campagnes que je décris dans mon guide complet de l’email marketing. L’écriture vient après, et elle vient toute seule.

Tu as un doute sur l’une des quatre ? Écris-moi « base » sur WhatsApp ou LinkedIn, et on regarde ensemble laquelle cloche chez toi. ⤵️

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